Second degréMobilité

Mutations simultanées pour les corps du second degré

La procédure de mutation simultanée permet à deux candidats de lier leur demande afin de ne pas risquer d’être séparés par le mouvement. Le choix de cette procédure à l’inter doit obligatoirement être renouvelé à l’intra dans l’académie d’arrivée.

Ne peuvent demander une mutation simultanée que deux collègues appartenant à des corps d’enseignement du second degré (certifié, agrégé, PLP, EPS), Psy-EN ou CPE.

Attention : Si l’un est titulaire et l’autre stagiaire, ils ne peuvent pas demander de mutation simultanée. Le stagiaire doit demander une mutation pour rapprochement de conjoint pour l’académie du titulaire. Si la demande en rapprochement de conjoint n’est pas possible, les demandes sont à effectuer de façon séparée.

Ils doivent faire des vœux identiques et dans le même ordre.

  • Si ce sont deux titulaires, ils ont l’assurance d’être mutés dans la même académie (même département à l’intra) si leurs deux barèmes le permettent. Si la mutation simultanée n’est pas réalisable, chacun reste sur son poste.
  • Si ce sont deux stagiaires, ils seront affectés dans la même académie (même département à l’intra) dans leurs vœux ou en extension.

Bonifications pour les mutations simultanées :

  • Mutation simultanée de deux conjoints
    Ils ont droit à 80 points forfaitaires sur le premier vœu et les académies limitrophes si les deux personnes ont la qualité de conjoint pour le Ministère.
  • Mutation simultanée de non conjoints
    Ceux qui font une mutation simultanée de non conjoints n’ont aucune bonification.

Dans le cas d’une demande de mutation simultanée ou d’une demande de première affectation simultanée, aucune bonification pour enfant n’est accordée.

Attention cependant : dans le cas de mutation simultanée de 2 personnels du second degré dans deux matières différentes, c’est le plus petit barème qui va permettre (ou empêcher) la mutation. Dans le cas de 2 stagiaires, c’est le plus petit barème qui provoquera (ou non) le déclenchement de la procédure d’extension.

Il faut donc bien peser le pour (se retrouver affectés dans la même académie et le même département) et le contre (être éloigné de sa région d’origine en cas d’extension). Il faut donc examiner les barres pour fixer une stratégie et décider (ou non) de formuler une demande de mutation simultanée.

Car il est parfois plus « rémunérateur » à terme que l’un des deux parte tout seul si son barème le lui permet et qu’ensuite le conjoint formule l’année suivante une demande de rapprochement de conjoint avec année de séparation. Tout dépend bien entendu des barres et de leur évolution au cours du temps.